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Selon le baromètre de la confiance politique réalisé par la Sofres, seules 14% des personnes interrogées ont "confiance dans la gauche
pour gouverner le pays" et 16% "dans la droite".
Les deux tiers des Français (67%) n'ont confiance ni en la droite ni en la gauche pour gouverner le pays, selon
la première vague du baromètre de la confiance politique réalisé par la Sofres pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), Edelman et l'institut Pierre Mendès France, présentée lundi
11 janvier.
Seules 14% des personnes interrogées ont "confiance dans la gauche pour gouverner le pays" et 16% "ont confiance dans la droite". 3% sont sans opinion.
Selon le directeur du Cevipof, Pascal Perrineau, la gauche ne profite pas de son statut d'opposition, la confiance étant même plus forte à droite qu'à gauche.
Par ailleurs, plus des trois quarts des Français (78%) considèrent que "les responsables politiques, en général, se préoccupent peu ou pas du tout de ce que pensent les gens", contre 22% qui
pensent au contraire que les responsables politiques s'en préoccupent "beaucoup ou assez". [...]
Source : NOUVELOBS.COM |
11.01.2010 |
Sondage réalisé par la Sofres pour
le Cevipof, Edelman et l'institut Pierre Mendès France, du 9 au 19 décembre, selon la méthode des quotas, auprès d'un échantillon national de 1.500 personnes représentatif de la population
âgée de 18 ans et plus, et inscrite sur les listes électorales, interrogées par téléphone fixe et mobile.
Si 2008 fut marquée par une crise financière qui a provoquée le début de la crise économique au niveau mondial, celle-ci s’est traduite en 2009 par une crise sociale au
niveau local.
C’est là, la rançon d’un capitalisme dangereux où l’économie virtuelle est plus importante que l’économie réelle (celle qui fabrique)… Cette économie de marché est fondée sur la compétition,
la performance, la réussite des uns sur les autres. C’est aussi une économie bâtie sur le renouvellement permanent de la production de biens, sur l’innovation et son corollaire : la prise de
risque.
Notre société vit une mutation : avec la crise, c’est la confiance entre les acteurs économiques et sociaux qui a disparue. Or la confiance est la clé pour réactiver notre société :
il faut donc tout faire pour renouer avec la confiance collective au cœur de toute organisation productive.
Méfions-nous des amalgames désolants. Dans l’infinie dégradation que nous vivons, efforçons-nous de ne pas confondre dans un commun rejet, les dirigeants d’établissements financiers qui ont
failli et provoqué un effondrement économique planétaire, avec les chefs d’entreprises qui pour la plus part ont été les victimes des dérives du système financier international. Il ne faut pas
attendre en tout cas, le moment ou celles-ci déposent le bilan ou licencient massivement pour apprécier tout ce que l’entreprise peut apporter, dès lors que les comportements des
dirigeants auront été respectueux du capital humain. De la même manière il serait illusoire de remettre en cause le modèle capitaliste au risque de dévaloriser le travail, alors que ce sont les
dérives du système qui nous plongent dans cette crise, et qu’il faut
défendre une économie de marché régulée par le droit et la
puissance publique.
Le Saumurois
est très lourdement touché par les licenciements. Avec une évolution sur un
an de 2,6 points, la zone emploi Saumur Baugé a un taux de chômage supérieur à la moyenne régionale et départementale, au premier rang
desquels les jeunes sont les plus concernés (+29% d'inscription au Pole Emploi entre oct. 2008 et oct. 2009). C’est d’ailleurs aux jeunes
que François Bayrou, Président de notre Mouvement s’est prioritairement adressé au cours de ses vœux. Et nous savons l’impérieuse nécessité qui nous oblige tant l’intervention
publique est indispensable afin que nos jeunes qui se croient sans avenir dans une société qui leur ferme ses portes, ne basculent pas
dans la désespérance sociale.
La mutation de l’économie conduit à l’apparition de plus en plus d’emplois précaires et à l’exclusion d'un nombre croissant de personnes d’une forme de « citoyenneté sociale » par la perte d’un
travail. Aucune entreprise ne peut assurer de garder ses salariés : la vérité, c’est que chacun est en charge de sa vie professionnelle et de son employabilité dans le
temps.
Dans pareil contexte, il serait trompeur de poser la question de la protection de l’emploi : au
Mouvement Démocrate, je défends dans ce contexte le vrai problème de la protection des parcours, sans quoi nous risquons de laisser perdurer de profondes inégalités
et la peur du lendemain. Le nombre toujours plus important de chômeurs rend nécessaire une réflexion sur la possibilité pour chacun d'avoir une activité sociale reconnue.
Et nous savons l’attachement des français au secteur associatif tant les associations sont des acteurs majeurs pour surmonter efficacement la crise en animant plus généralement la vie
sociale du pays. Bon nombre d’entre elles se battent pour ne pas décevoir ces attentes, coincées entre paperasserie administrative, difficultés à rechercher et obtenir les financements (baisse
des subventions), recrutement des bénévoles membres des bureaux et de leur mobilisation dans la durée, et pérennité financière de la structure. Cette baisse de subvention préoccupante s’explique
par le partenariat des associations avec les puissances publiques d’une part, et d’autre part la relation entre les commandes publiques et la prestation de service, de plus en plus souvent
accompagnée de mise en concurrence (code des marchés publics). Attention ici aussi à la dérive, car les subventions sont aussi le moyen pour les associations de financer l’innovation sociale en
répondant aux nouveaux besoins sociaux (santé, nouvelles formes de pauvreté, défense de l’environnement, logement, insertion, désespérance sociale des jeunes, etc.). Le risque d’une
diminution des subventions qui contraindrait les associations à n’être que de simples
prestataires exécutants, réduirait à néant leur réactivité et leur capacité d’innovation qui inspire pourtant de
nombreuses politiques publiques.
Pour sortir de ce que nous vivons, il faut arrêter la ruineuse « logique des prés carrés » dont
les affrontements sont à somme nulle : « emploi / économie » ; « écoles-université / entreprise » ; « public / privé »… et « gauche / droite » définitivement enfermées dans un débat d’opposition d’une France contre l’autre, avec chacun la conviction d’avoir
raison.
Constatons que la performance globale (économique, sociale, écologique, culturelle) d’un territoire dépend moins de l’excellence de chacun de ses acteurs (chefs d’entreprises,
salariés, syndicalistes, fonctionnaires, artisans, professions libérales, associations, élus), que de la qualité des relations et des ponts qu’ils savent établir entre eux. C’est une
question de vision de la société, et un territoire aux conditions sociétalement dégradées, est un territoire ou l’activité se meurt et donc, où disparaît l’emploi avec au final, un homme, une
femme, une famille, un jeune qui perd pied à pied confiance en l’avenir de la société dans laquelle nous vivons. Une société dans laquelle les jeunes se sentent incompris et où les seniors se
savent oubliés.
Ainsi pour renouer avec la confiance, s’il est du rôle des politiques de dénoncer toute décision contraire au respect de ce qui conditionne le développement humaniste de notre société dans son
environnement ; il est de son devoir de proposer. C’est à partir des 216 propositions programmatiques empreintes d'« humanisme » délivrées dans le « petit livre orange » (présenté
lors du congrès d’Aras des 4, 5 et 6 décembre dernier), que le Mouvement Démocrate entend construire un « arc central », un espace politique qui rassemble la gauche réformiste, les sociaux
démocrates, les écologistes, les centristes et la droite sociale… avec comme ligne de mire : ce que nous faisons, ceux pour qui nous le faisons.
Profitant de l’hommage rendu cette semaine à Albert Camus à l’occasion du cinquantenaire de sa disparition, je souhaiterai le citer pour conclure, en comparant ce qui doit animer les décideurs
politiques à l’écrivain qu’il était :
« Le rôle de l'écrivain […] ne se sépare pas de devoirs difficiles.
Par définition, il ne peut se mettre aujourd'hui au service de ceux qui font l'histoire :
il est au service de ceux qui la subissent » -1.
Bonne année 2010.
____________________________
1- extrait du discours prononcé à l’occasion du prix Nobel de littérature, qui lui fut décerné le 17 octobre 1957.
Parce que les femmes sont
trop souvent victimes de violences, et qu’il leur est souvent difficile de faire entendre leurs voix ; cette journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes est
l’occasion de rappeler ici notre solidarité et notre engagement, aux côtés de celles et ceux qui œuvrent pour la cause :
- des femmes, parce que leur foyer devrait être un lieu de paix et de protection, et qu’il devient le lieu de l’humiliation et des coups
;
- des enfants, dont la vie est brisée par ce qu’ils voient et ce qu’ils entendent.
Il faut en parler davantage pour que les femmes échappent à la honte injuste qu’elles ressentent.
Face à la douloureuse question des maltraitances faites aux femmes, la violence conjugale : c’est la société tout entière qui doit refuser l’inacceptable.
Certes, des avancées sont engagées mais du chemin reste à parcourir, qu’il s’agisse de :
- l’amélioration de la formation des acteurs sociaux, médicaux et judiciaires à l’accueil et au soutien des femmes victimes de violences conjugales ;
- la sensibilisation des jeunes à toutes les formes de violence ;
- de dispositifs d’appartements-refuges ;
- des modalités de justice liées à l’éloignement du conjoint violent des lieux fréquentés, ainsi qu’aux modalités de son suivi…
L’Etat, les pouvoirs publics, les collectivités ne peuvent à eux seuls, livrer tous les combats sans le concours, d’une société civile organisée d’un tissus associatif dense et dynamique qui agit et intervient auprès des plus vulnérables.
C’est en ce sens que nous apportons notre soutien aux associations pour qu’elles soient reconnues, valorisées et aidées, spécialement celles qui mènent ces combats si importants pour la République.
Dans un monde tellement marqué par le matérialisme dont on mesure aujourd’hui les effets, le bénévolat est pour notre société une preuve que tout n’est pas marchand. Donner de son temps, de sa personne, de son écoute… l’essence même du bénévolat : c’est la gratuité de l’engagement. En un seul mot, vous les associations, vous formez le drapeau, cet acte de foi qui place l’humain au cœur de nos préoccupations partagées.
L’Académie de Créteil veut expérimenter une cagnotte collective pour récompenser les classes dont les élèves auront été les plus assidus. Cette expérimentation se fait (évidemment)
avec l’aval du gouvernement, financée par le Haut-Commissariat à la jeunesse.
Cette mesure est délirante ! Voilà la perversion la plus impensable en donnant droit de cité à l’argent dans l’Ecole : l’école de la République est une chance pour l’ensemble des enfants de France et les français paient collectivement pour cela. Le message envoyé à ces enfants est tout autre : l’école, c'est une attitude à récompenser ! Quel repère donnons-nous aux enfants ? Quel est le sens donné à l’effort si ce n’est la volonté de banaliser un modèle fondé sur l'argent comme signe de la réussite !
La nécessité de défi, de se dépasser pour atteindre sa voie et assurer une insertion sociale et
professionnelle ne se monnaye pas sur le principe d’un marchandage, pas plus que les règles de citoyenneté ne s’acquièrent contre un deal.
Cette mesure ne
règle pas le problème du nombre d’élèves sans qualification, ni l’inégalité de la réussite en fonction des milieux socioprofessionnels… pas plus que le sentiment d’insécurité qui règne dans
certains établissements.
Là ou les enseignants ont besoins de moyens pour mener des projets pédagogiques, le gouvernement propose de les « rétribuer » sous conditions alors que ces conditions ne sont pas
réunies : on prend le problème à l’envers !
Bien sur l’absentéisme a touché, l’an dernier, 438 000 élèves en France. « Comment leur donner envie de
suivre les cours ? » s’interroge François Bayrou : « C’est effectivement un chiffre inacceptable. Mais pour les ramener à l’école, il faut de l’autorité et des établissements
différents. Quand j’étais ministre de l’Education nationale, j’avais créé des collèges "hors les murs" qui proposaient une formation moins académique et plus d’apprentissage. On y
responsabilisait les adolescents, mais sûrement pas par le porte-monnaie ».
Voir la réaction de François Bayrou dans La tribune et au Journal du Dimanche.
Le Chef de
l’Etat vient d’annoncer une série de mesures inscrites dans un nouveau plan à destination des jeunes aujourd’hui sévèrement touchés par la précarité sociale. Les perspectives sont sombres pour
cette nouvelle génération qui arrive sur le marché du travail. Les jeunes sont
ceux qui ont le taux d’activité le plus faible même quand la conjoncture est favorable. Même ceux qui ont fait des études
connaissent des difficultés : les entreprises, confrontées à la récession, ont considérablement revues à la baisse leurs prévisions d'embauche de jeunes diplômés. Seulement un apprenti sur
deux décroche un contrat à durée indéterminée aujourd’hui.
Considérons que tout ce qui vise à faire le ciment entre la jeunesse et la société mérite d’être souligné. Ce plan dispose de mesures
intéressantes, certaines nouvelles, d’autres remodelées, notamment l’extension du RSA aux moins de 25 ans, le dixième mois de bourse étudiante ou le doublement de l’aide
complémentaire santé… Mais est-ce suffisant ? Quels seront les effets ? Enfin d’autres mesures sont annoncées mais manquent à ce jour de
précisions.
Parmi les mesures, notons l’extension du RSA aux jeunes 18 – 25 ans sous certaines conditions (qu’ils aient travaillé deux ans ou 3600 heures au cours des 3 dernières années). Les jeunes pourront
en bénéficier s'ils sont chômeurs ou s'ils ont réduit leur activité, après extinction de leurs droits aux Assedic, et qui ne se verront plus privé d'aides pour les accompagner. Dans une certaine
mesure, cette extension est une avancée pour une simple raison d’équité et de cohérence institutionnelle dans l’accès aux prestations sociales : c’est une nécessité de traiter un salarié de 24 ans d’égal à égal avec un
de 26 ans qui voyait son revenu complété par le RSA. C’est le cas de jeunes basculé hors de l’emploi ou qui subissent des situations de SMIC à temps partiel notamment.
Restent les écueils liés au RSA qui dans certains cas risquent de pérenniser des individus dans un emploi précaire. Par ailleurs, cette mesure exclut de la redistribution, ceux
qui sont dépourvus de revenus et qui ne peuvent pas tous compter sur les solidarités familiales très inégalitaires. Les conditions
excluent également toute une part de jeunes dont une des seules portes d’accès au marché du travail reste l’intérim, et dont le quota d’heures risque de ne pas être atteint.
Dans quelle mesure ce dispositif va permettre d’inscrire les jeunes dans un parcours vers l’emploi en favorisant l’insertion dans le monde du travail ? Il est à craindre que l’effet soit modeste. Si cette mesure a un coût (250 millions d’euros), ramené par bénéficiaire, elle n’est pas suffisante pour conduire à l’autonomie.
Cela souligne l’importance d’une politique d’emploi, sans quoi les jeunes et plus particulièrement les moins qualifiés continueront de porter le poids de la flexibilité et du chômage... Les jeunes ont besoin de boulot !
Dans quelle mesure ce dispositif peut préserver les jeunes de la précarité sociale ?
Les conditions restrictives risquent de limiter la portée de cette mesure qui devrait bénéficier à une minorité (environ 160 000 jeunes) sans freiner l’augmentation de la pauvreté et de la précarité de cette tranche d’age.
Une avancée certes… Suffisante ? : Non…
Au premier anniversaire de la mort du commandant Massoud, Le général Morillon se recueillant dans le mausolée de l'Afghan dominant la vallée du Panchir déclarait : « Je jure d'aider
ton fils et ton pays »...
De retour à Kaboul, nommé Chef de la mission d'observation de l'UE pour les élections en Afghanistan qui se sont déroulées ce 20 août, le Général Morillon a déclaré que les élections
présidentielles et provinciales ont été en général « bonnes et équitables », mais « pas libres » dans tout le pays.
Philippe Morillon a rempli sa mission : celle de veiller au déroulement du scrutin dans le respect des règles de démocratie, de contrôle et de transparence, dans les régions où la terreur
n’est pas installée, ou les votes ont pu se dérouler.
Les observateurs considèrent que ces élections se sont bien déroulées alors que ces derniers jours, les médias ont particulièrement mis l’accent sur un Afghanistan à feu et à sang, avec des
élections qui allaient s’accompagner de massacres… massacres évités par la vigilance des forces de sécurité afghanes, saluées par le Général Morillon. « Les médias européens devraient
changer leur manière de voir les choses. Il faut être confiant en la décision du peuple. Ils veulent tous préserver l’unité du pays, malgré la rivalité permanente entre Kaboul et
Kandahar ».
Pour le Général Morillon « le nouvel Afghanistan, c’est un pays vacciné contre la barbarie stupide des talibans, c’est un pays épris de paix et de stabilité, pour lequel la
réconciliation est un objectif. Mais il ne faut pas oublier un minimum de justice. Il faut que les responsables des crimes contre l’humanité aient des comptes à rendre. Et ça va venir.
»
C’est avec beaucoup d’humilité que je salue le Général Philippe Morillon, attaché aux droits de l’homme, qui a construit de nombreux liens avec l’Afghanistan. C’est lui notamment qui avait réussi
à faire venir Ahmad Shah Massoud au Parlement européen en 2001, lui offrant ainsi une tribune internationale. Philippe Morillon a conscience d'avoir influé sur son destin...
Mandaté par les proches et la famille du commandant Massoud, il perpétue sa mémoire, délivre son message, et vient ici de contribuer à la mise en place et à la construction du futur du peuple
afghan.
Les réformes successives des gouvernements VILLEPIN et présidence SARKOZY, qui ont conduit à un marché du travail flexible, démontrent
aujourd'hui que les entreprises se séparent en priorité des jeunes. Le dernier phénomène observé pour illustrer mon propos concerne la loi TEPA (Travail, Emploi et Pouvoir d’Achat) votée en
aout dernier qui exonère les heures supplémentaires. Cette loi provoque plus de précarité chez les jeunes : face à une baisse d’activité due au ralentissement économique
massif, les entreprises préfèrent garder leurs salariés et bénéficier d’exonérations d’heures supplémentaires, pour se séparer des intérimaires, dont les missions
précaires de travail temporaire visent tout particulièrement les 18-24 ans.
Cette réforme provoque indéniablement une concurrence entre le temps de travail au détriment de l’emploi des jeunes.
Président de la Mission Locale du Saumurois, je constate sur le terrain que nous accueillons de plus en plus de jeunes qui étaient parvenus à une relative voir certaine stabilité professionnelle et autonomie grâce aux successions de missions intérimaires… des jeunes parfois diplômés qui ne fréquentaient généralement pas nos structures d’accueil.
Il y a de quoi s’inquiéter, on estime aujourd’hui autour de 15% le nombre de jeunes de 16 à 25 ans qui ne sont inscrits ni en formation, ni bénéficiant de droits (les 18-24 ans sont non éligibles au RMI).Ce qui s’est passé en Grèce doit interpeller le gouvernement : quand on a dans notre société, 15 % de nos jeunes qui sont inscrits nulle part, on est alors en droit de s’inquiéter. Par ailleurs, les jeunes sont aujourd’hui majoritairement présents dans les centres d’hébergement alors qu’ils ne représentent que 9 % de la population.
Si nous ne voulons pas que les jeunes de 16-25 ans franchissent un nouveau seuil dans l’exclusion marquée par une nouvelle forme de pauvreté, basculent dans une marginalité à durée indéterminée… alors l’intervention publique est nécessaire afin que nos jeunes qui se croient sans avenir dans une société qui leur ferme toute ses portes ne basculent pas dans une stratégie de désespérance sociale.
Sans être alarmiste, nous devons nommer les choses si nous voulons nous y attaquer : la France a basculé dans la récession et l’économie française va continuer à perdre des emplois en 2009 à un rythme plus rapide encore qu’en 2008. Les destructions nettes d’emplois salariés dans les secteurs marchands non agricoles seront parmi les plus importantes. Le taux de chômage risque vraisemblablement de dépasser la barre des 8% pour atteindre les 3 millions de chômeurs.
Face à une situation d’urgence, nous devons réagir dans l’urgence. Et cet état de fait doit pour les tous prochains mois nous
inscrire dans une démarche dans laquelle nous ne devrons pas seulement réagir, mais agir avec l’anticipation nécessaire.
Alors que la tension sociale s'intensifie, certains membres du Mouvement
Démocrate ont choisi de soutenir (notamment à Saumur) la manifestation du 29 janvier 2009 sans pour autant s’inscrire dans une logique de grève. Ils entendaient ainsi interpeler face à la multiplication des réformes dans tous les domaines et dans tous les sens, et dénoncer aussi, la multiplication des atteintes aux principes de la séparation des pouvoirs et aux libertés
publiques.
Le gouvernement est dans une logique de réformes tous azimuts, mais pour tendre vers quel but ? Quelles seront les véritables avancées ?
Par son action, le gouvernement met à mal le principe républicain fondé sur la séparation des pouvoirs politiques (exécutif, législatif,
judiciaire) économiques et médiatiques (réforme de la justice, de l’audiovisuel, des institutions…). Cette frénésie de réformes est source d’inquiétudes face à l’avenir, là où l’Etat devrait
représenter la stabilité auprès des citoyens.
La réforme est un outil au service d’une volonté politique pour construire une société plus juste.
Au Mouvement démocrate, nous défendons les principes républicains qui nous font vivre ensemble. Quand nous pensons que des décisions sont justifiées, alors nous les soutenons. Quand nous pensons qu'elles ne vont pas dans le bon sens, nous le disons. Cette liberté et cette indépendance sont les principes de notre démarche.
La méthode du chef de l'Etat provoque une capacité de blocage à posteriori avec des conséquences dommageables pour les citoyens. Si
les décisions étaient débattues entre sensibilités différentes et représentatives de la démocratie, alors nous ne serions pas confrontés à ce que la rue soit contrainte à s'exprimer. L’Etat
doit être le défenseur, le partenaire et le garant des droits des acteurs de la société toute entière.
30 ans après l’indépendance de l’audiovisuel voulue par le Président Giscard d’Estaing, Nicolas Sarkozy annonçait le 8
janvier 2008, le bouleversement total de l’architecture de l’audiovisuel public, camouflant derrière la suppression de la publicité après 20 heures dès le 5 janvier 2009 (et
totalement à la fin 2011), une régression inimaginable sans précédent.
Si la
Convention de Genève de 1951 définie notamment que le terme « réfugié » s’applique à celui qui quitte son pays d’origine dont il ne peut se réclamer de sa protection , le préambule de
la Constitution Française, réaffirme pour lui-même, le droit d’asile.
La France est une terre d'asile pour les exilés politiques, pour les expulsés, pour les victimes de persécution par les milices et les seigneurs de la guerre. Ceux
que nous appelons « réfugiés », qui faute de pouvoir résister, échappent ainsi à la peur, la soumission, la servitude et parfois à la mort.
Au 21ème siècle, parce que des femmes, des hommes et des enfants, qui restent dans leurs pays s’exposent aux répressions : ceux qui le peuvent
partent et demandent asile. Pour ces femmes, ces hommes et ces enfants qui se coupent de leurs racines, partir, c’est bien sur l’espoir de trouver une protection, mais cela n’efface pas la
souffrance de l’exil : le traumatisme de quitter son pays et les siens, la perte de repères, la barrière de la langue et les incertitudes liées à l’obtention du statut de
réfugié.
A ce titre, la mission que les acteurs d’accueil (tels France Terre d’Asile ; Les assistantes sociales de la D.D.A.S.S. et
les responsables de plate forme d’accueil qui prennent en charge les demandeurs d’asiles à leur arrivée sur le territoire ; Les dispositifs d’insertion (la MGI et Emmaüs), l’Education
Nationale qui s’inscrivent dans un programme d’intégration indispensable ; La Direction Régionale de l’A.N.A.E.M (Agence Nationale d’Accueil des Etrangers et des Migrations…)
accomplissent au quotidien est noble car chargée de responsabilité dans l’accueil de l’exilé sur le territoire national, dans l’accompagnement par l’intégration, dans l’aide à l’obtention du
statut de réfugié, et enfin vers l’autonomie… en somme, vers une nouvelle vie.
Avec l’appui de la présidence française et le conseil de l’Union Européenne qui a mis les questions
d’asiles et d’immigration au cœur de ses priorités, le commissaire européen, Monsieur Jacques Barrot, en charge de ces dossiers, souligne l’intérêt du système européen commun d’asile en cours
d’achèvement, même si du chemin reste à parcourir au regard des garanties inégales sur tout le territoire : des propositions vont dans les sens de statut commun, l’harmonisation des règles
sur le regroupement familial et mineur non accompagné, la protection plus élevée et plus équitable des réfugiés, la solidarité entre les états membres, aide aux états membres pour tenir leurs
engagements, fonds européens communs…
Depuis l’ouverture du CADA à Angers le 1er décembre 2001, puis l’extension à Saumur en 2004, 383 personnes ont été accompagnées.
140 personnes sont actuellement prises en charge par le centre Angers-Saumur (50 à Saumur et 90 à Angers)
Sur ces 383 personnes:
- 212 ont obtenu le statut de réfugié ;
- 27 la protection subsidiaire ;
- 92 ont été déboutés du droit d'asile.
A l’occasion de cette journée mondiale du réfugié, à la demande de l’Agence des Nations Unies pour les
Réfugiés, nous pensons aux millions de réfugiés. L’asile constitue un devoir pour nos sociétés, non pas seulement par héritage de ce que nos aînés et ceux avant eux, ont construits ; mais au
nom de l’humanisme.
La France : République fondée sur des valeurs de « liberté, égalité, fraternité »... La fraternité, c’est cette main que « France Terre d’Asile » tend à ceux qui en ont
le plus besoin. C’est cette nécessité, cette réalité, cet engagement, que je salue.
La publication du palmarès Challenges-PES classe
les villes de plus de 10.000 habitants selon la qualité de leur gestion sur le seul bilan financier à partir de l’état des lieux des
équilibres financiers. (source : magazine Challenges de cette semaine)
On peut trouver des arguments
au refus de mettre en place le dispositif prévu par Xavier Darcos, Ministre de l’Education Nationale. En effet, l’annonce précipitée ajoute à la confusion et il convient de poser des
questions aujourd’hui non débattues :
Un service minimum ne doit-il pas être assuré par les agents du ministre de tutelle (Education
Nationale) ?
Si la prise en charge financière est prévue, les communes ont-elles les moyens en personnel de supporter la substitution aux
services de l’Etat ?
Enfin, comment établir la prévision du nombre d’agents nécessaires aux vues des conditions actuelles de
préavis de grève à l’Education Nationale ?
Pour justifier son refus d’appliquer le dispositif, Monsieur Marchand, Maire de Saumur, avance des arguments discutables et consternants (cf. Courrier de l’Ouest, Ed. Saumur
– 23/01/2008) :
Discutables, car s’agissant de la responsabilité en cas d’accident sur le temps de service minimum, c’est oublier que les maires sont déjà responsables des enfants et des locaux des écoles primaires sur temps périscolaire, et que le dispositif étendu s’appliquerait selon les mêmes modalités prévues.
Consternants, car l’opposition de principe revendiquée use les pratiques politiciennes qui agitent des craintes et conduisent au blocage, si
elle s’exonère de fournir des propositions. Si l’opposition de principe enfin, répond à une posture dictée par une logique partisane, alors il faut considérer le débat stérile et contreproductif
à l’égard de l’intérêt général.
Le problème reste entier pour autant. Quelle réponse apporter aux familles qui devront trouver une solution de garde ou poser le cas échéant une journée de congés, et nous
pensons en particulier aux familles les plus modestes.
Je soutiens les revendications des enseignants qui ont perdu depuis 1982, 20% de leur pouvoir d’achat. Mais reconnaissons que le dispositif prévu par le ministre ne remet pas directement en cause le principe du droit de grève : la mission d’enseigner n’étant pas assurée, contester l’accueil des élèves ne tient pas puisqu’il n’est pas inhérent à la fonction d’enseignant. D’ailleurs que va-t-il se passer demain, jour de grève dans le 1er degré ? En l’absence de la mise en place du dispositif prévu, ce seront comme à l’habitude, les enseignants non-grévistes qui risquent d’avoir la charge des élèves répartis dans leurs classes… ne leur permettant pas d’assurer l’enseignement prévu pour cette raison, mais aussi parce que les parents prévoyants n’enverront pas leurs enfants à l’école.
Les enseignants sont montrés du doigt une fois de plus : Xavier Darcos a stigmatisé la grève de jeudi 24/01 en dénonçant la méthode qui ne règle en rien les problèmes de l’école. Mais qui
a la charge de régler ces problèmes Monsieur le Ministre ? On présente souvent l’Education Nationale comme faisant preuve de mauvaise
volonté alors qu’il faut partir des difficultés des enseignants : encore une fois, les problèmes posés ne sont évoqués qu’au travers de la question de l’absentéisme des professeurs et de
leur statut de « privilégiés », quand ce n’est pas au travers des banlieues, de la violence, de l’autorité. Qui peut nier objectivement que le statut se dégrade ?
On demande toujours plus aux enseignants sans pour autant augmenter les moyens : ce décalage entre le discours et la pratique est supporté uniquement par les professeurs, généralement tenus pour responsables par les parents, l’opinion publique.
François Hollande
(1er secrétaire du Parti Socialiste) était dimanche 20 janvier à 20h00, l’invité du journal télévisé de France 2. Il est revenu sur l’objectif du PS de faire des élections municipales,
un test national : pour lui « un bulletin de vote socialiste pour les élections municipales est un avertissement qu’on lance au pouvoir et à Nicolas Sarkozy ».
Alors qu’un sondage récent1 mettait en évidence, que 79% des français porteront leur vote aux élections municipales « en pensant plutôt aux enjeux qui concernent leur ville » ; François Hollande dans son intention d’engager une campagne qu’il veut politiser, rejoint Nicolas Sarkozy (qui aujourd'hui s'en défend), François Fillon ou encore Patrick Devedjian qui bottent en touche les enjeux locaux des municipales.
Ces déclarations entrent en contradiction avec celle du Mouvement Démocrate pour qui, les seuls enjeux des
élections municipales sont les préoccupations et les attentes de nos concitoyens. Aussi, nous ne ferons pas des élections municipales des questions de politique partisane, mais
l’ambition de former une équipe de projets, composée de personnalités de sensibilités différentes, désireuses de se rassembler et d’unir leurs efforts au-delà des étiquettes.
S’agissant des accords avec le MoDem, là où Laurent Fabius a témoigné ses réserves à l’égard d'une telle entente, François Hollande a donné les conditions d’ouverture du PS aux formations autres que celles de gauche, qui relèvent ni-plus ni-moins de l’allégeance :
- « être d’accord sur le projet PS ;
- être d’accord avec les alliés du PS, qui sont la gauche ;
- être clairement dans
l’opposition à Nicolas Sarkozy ».
Convenir d’un accord sur cette base -quelque soit la formation politique-, c’est
accepter d’en être le faux-nez, et qu’en pareille circonstance, ce qui passerait pour un ralliement serait bien loin de prendre la forme d’un rassemblement. L’ouverture ne se résume pas
à soutenir toutes les initiatives sans contribuer à porter nos valeurs dans l’élaboration d'un projet commun, mais au rassemblement basé sur un contrat de mandature avec des ensembles
politiques prêts à travailler ensemble.
Enfin, considérer de s’inscrire dans un vote contestataire à l’égard du pouvoir, c’est mentir sur les enjeux des élections municipales. Nous
avons défendu lors des élections législatives, l’idée d’être ni dans le soutien automatique, ni dans l’opposition systématique. Il convient d’être prudent face à la confusion que les uns et les
autres entretiennent : si le « non » au référendum européen a sanctionné la politique de Jacques Chirac, il n’a pas réglé les difficultés rencontrées. Donnons aux élections
municipales leurs sens.
(1) sondage LH2 réalisé les 11 et 12 janvier auprès de 1 002 personnes, publié lundi 14 janvier dans Libération.
La défiance à l’égard de la société et des forces publiques met une nouvelle fois en évidence le séparatisme social dont les quartiers sensibles ne sont que le résultat le plus
visible : la ségrégation urbaine. Les évènements sont le témoignage d’une action publique visiblement décevante. Nous devons unir nos
efforts là ou des gouvernements de gauche et de droite ont injectés des milliards dans des programmes qui n’ont pas permis d’éviter la spirale d’une certaine France qui ne s’aime pas. Force est
de constater que la mixité dans ces quartiers s’affaiblie, et chaque groupe social fuit celui qui le précède dans l’échelle des difficultés. La logique communautariste longtemps désignée laisse
place aujourd’hui à la ghettoïsation dont le lieu de résidence défini le marqueur social.
Les actes commis par ces groupes sont évidemment condamnables et la justice doit sanctionner avec la plus grande fermeté les auteurs des émeutes. Mais laisser croire que la répression est la seule réponse idoine, relève de l’utopie alors qu’elle ne fait que contenir la colère jusqu’à la faire exploser dès la moindre étincelle, comme à Villiers-le-Bel. L’éducation notamment, doit ici privilégier et trouver un espace de réflexion nécessaire, à sa juste mesure.
Nous devons changer le principe perçu, qui fait qu’un enfant qui naît dans certains quartiers subira un entourage et une école qui ne lui permettrait pas d’assurer son avenir. Ainsi, il faut exploiter de nouvelles orientations et centrer la politique sur les individus et non sur les lieux. Il faut aider d’avantage les enfants dont les familles sont démunies et refondre le système éducatif trop sélectif. Si l’assouplissement de la carte scolaire était souhaitable, sa suppression est une erreur à bien des égards : elle va vider un peu plus encore ces quartiers en y concentrant davantage les difficultés au risque de faire des écoles de 2ème choix, 3ème choix, sans laisser d’espoir à l’égalité des chances, si l’on n’instaure pas -entre autres- des "parcours d'excellence" pour permettre aux bons élèves de rester dans les établissements de leur quartier. Pour nous, démocrates, la vraie mixité sociale s’inscrit dans des valeurs humanistes lorsque dans une République comme la nôtre, elle prend place sur tout le territoire en vertu de notre devise,… au nom de l’égalité.
Si la question de l’indépendance de la presse est primordiale, celle des raisons qui motivent les choix de
l’investisseur n’en n’est pas moins prégnante. Elle amène à se poser la question de savoir si le pouvoir économique est plus pesant que le pouvoir politique. La vente du journal
déficitaire « la Tribune » par Bernard Arnault, peut laisser croire que le raisonnement économique ne tient pas, ou alors on peut se demander pourquoi la décision de céder ce titre
n’a-t-elle pas été prise bien avant de racheter « Les Echos ».
David Schneidermann d’ « Arrêt sur image » qui participait récemment à une émission sur iTELE, affirmait que certains sujets sont plus ou moins
traités selon les titres. Pour illustrer son propos, il prit l’exemple du voyage du Président de la République au Maroc (le 22/10, venu défendre son projet d’union méditerranéenne). Accompagné
notamment de chefs d’entreprise, La France est repartie sans contrat de vente du RAFALE. Ce que le journal « LE MONDE » qualifiait alors de « Fiasco marocain du Rafale » (le
23/10), le journal « LE FIGARO » détenu par Dassault n’en relatait pas une ligne.
Les journalistes des « Echos » en grève, brandissaient leur banderole « M. Arnault, l'indépendance ce n'est pas du luxe ». Faut-il lire que l’indépendance est
rare ? En France, la majorité des médias sont aux mains d’une poignée de grands industriels. A la question : la presse est-elle indépendante ? Le vieil adage « on ne mord pas
la main qui vous nourrit » doit nous inviter à la plus grande vigilance.
A lire également, le sujet relatif aux « Echos » de Jean Arthuis sur son blog : http://www.jeanarthuis-blog.fr/index.php?sujet_id=6049
La Suppression du tribunal d’instance de Saumur serait une pure méprise.
Déjà, en février dernier, Patrice de Foucaud, UDF – Mouvement Démocrate (président de la communauté de communes du canton de Noyant) cosignait un courrier destiné au garde des sceaux demandant le maintien d’un cabinet d’instruction à Saumur.
Puis en juin dernier, dans les colonnes du Courrier de l’Ouest, j’interpellais nos 2 députés du Saumurois sur l’intérêt qu’il
défendrait. Michel Piron, UMP (député de Saumur Sud) signait simultanément un article « défendant toutes initiatives allant dans le sens d’un maintien du TGI à Saumur » et s’est très
largement impliqué dans ce sens défendant également depuis le maintien du tribunal de commerce. Jean-Michel Marchand, PRG (maire de Saumur), s’était clairement fait entendre dans ce sens, rejoint
ensuite par Jean-Charles Taugourdeau, UMP (député de Saumur Nord)… En somme, une très grande majorité d’élus et personnalités de différentes sensibilités, du centre, de la droite et de la gauche
ont pris position et nous avons soutenu ensemble, les magistrats et les citoyens de la ville qui ont défilé mercredi 10 dernier, regroupant 300 personnes dans les rues de Saumur.
« Tribunal fermé, saumurois condamné » scandent les banderoles affichées un peu partout dans la ville. En fait tout s’oppose à une telle décision.
- Si cette réforme de rationalisation est poussée par des logiques de gestion, il faut opposer les critères d’aménagement du territoire tenant compte de la situation géographique et démographique très particulière de notre département.
- De plus, si l’on peut entendre la nécessité de rationaliser en terme d’économie, le fonctionnement de la juridiction de Saumur ne peut être invoqué particulièrement pour ce motif.
- Enfin, l’efficacité de notre juridiction ne peut que favoriser son maintien : le temps de traitement d’un dossier à
Angers est le double de Saumur. Les ratios sont nettement favorables par rapport à la moyenne. Pour la qualité de la justice et pour les justiciables de notre territoire, un
pôle unique à Angers ne saurait répondre au service d’une justice de proximité. Voir article et
commentaires sur ce sujet le 26 juin dernier.
Pascal Clément, Garde des sceaux du gouvernement Villepin avait assuré en février dernier que « l’élaboration du décret
de localisation des pôles se fera en pleine concertation avec l’ensemble des élus locaux concernés ».
Avant que la décision ministérielle soit prise, et si Rachida Dati, Garde des Sceaux, n’allait pas dans ce sens : cette décision serait alors incomprise au regard des éléments qui justifient le maintien de notre juridiction…
« La Perle réapparaît, la Perle reparaît », c'est ainsi titré que Nicolas
Jolivot nous annonce le retour de son journal humoristique et satirique « qui ne donnera ni dans la complaisance, ni dans la méchanceté ».
L'information de Nicolas Jolivot ajoutera -de toute évidence- dans cette campagne des municipales à Saumur, du piment de manière « décalée ».
Oui, attaché au pluralisme d'expression, c'est une vraie « bonne nouvelle »... coup(s) d'envoi : ce samedi !
Mais Lindon c’est aussi cet homme exceptionnel : son engagement est son milieu véritable, c'est-à-dire à la fois son centre et son espace… ça transpire l’écran de dignité aussi.