Jean-Marc Ayrault, reçu à l’Elysée par Nicolas Sarkozy lundi 13/10 disait qu’il n’imaginait pas voter contre le plan de soutien au secteur bancaire. C’était sans dire
que les socialistes ne prendraient pas leur responsabilité en s’abstenant, alors que ce projet de loi va dans le bon sens.
Il était important de voter ce texte pour deux raisons :
1) d'abord parce que les démarches faites par les états de manière individuelle ont faillis alors qu’en se mettant d’accord, l’Europe a rendu possible la reprise de confiance dans les marchés.
2) d’autre part, parce que voter ce texte qui prévoit le retour de l’Etat dans l’économie de marché est l’antithèse du modèle qui inspirait tant Nicolas Sarkozy au début de son mandat, système américain fondé sur l’artificiel que nous dénoncions alors comme modèle incompatible avec notre société.
Entre une gauche qui s’abstient quand l’Europe unie prend ses responsabilité et un président de la république qui veut moraliser le capitalisme mondial (en sanctionnant les responsables d’un système économique au service de la finance) qu’il nous présentait il a peu comme modèle ; nos concitoyens qui en vivant simplement vivent pour bon nombre d’entre-eux déjà au-dessus de leur moyens, méritent que la classe politique trouve un nouveau projet de société.
Un projet de société où l’omnipotence de l’argent ne soit pas la valeur d’un système qui vient de se crasher sous nos yeux... ce que nous avons soutenu pour les élections présidentielles et que nous soutenons toujours avec François Bayrou.