Si la
Convention de Genève de 1951 définie notamment que le terme « réfugié » s’applique à celui qui quitte son pays d’origine dont il ne peut se réclamer de sa protection , le préambule de
la Constitution Française, réaffirme pour lui-même, le droit d’asile.
La France est une terre d'asile pour les exilés politiques, pour les expulsés, pour les victimes de persécution par les milices et les seigneurs de la guerre. Ceux
que nous appelons « réfugiés », qui faute de pouvoir résister, échappent ainsi à la peur, la soumission, la servitude et parfois à la mort.
Au 21ème siècle, parce que des femmes, des hommes et des enfants, qui restent dans leurs pays s’exposent aux répressions : ceux qui le peuvent
partent et demandent asile. Pour ces femmes, ces hommes et ces enfants qui se coupent de leurs racines, partir, c’est bien sur l’espoir de trouver une protection, mais cela n’efface pas la
souffrance de l’exil : le traumatisme de quitter son pays et les siens, la perte de repères, la barrière de la langue et les incertitudes liées à l’obtention du statut de
réfugié.
A ce titre, la mission que les acteurs d’accueil (tels France Terre d’Asile ; Les assistantes sociales de la D.D.A.S.S. et
les responsables de plate forme d’accueil qui prennent en charge les demandeurs d’asiles à leur arrivée sur le territoire ; Les dispositifs d’insertion (la MGI et Emmaüs), l’Education
Nationale qui s’inscrivent dans un programme d’intégration indispensable ; La Direction Régionale de l’A.N.A.E.M (Agence Nationale d’Accueil des Etrangers et des Migrations…)
accomplissent au quotidien est noble car chargée de responsabilité dans l’accueil de l’exilé sur le territoire national, dans l’accompagnement par l’intégration, dans l’aide à l’obtention du
statut de réfugié, et enfin vers l’autonomie… en somme, vers une nouvelle vie.
Avec l’appui de la présidence française et le conseil de l’Union Européenne qui a mis les questions
d’asiles et d’immigration au cœur de ses priorités, le commissaire européen, Monsieur Jacques Barrot, en charge de ces dossiers, souligne l’intérêt du système européen commun d’asile en cours
d’achèvement, même si du chemin reste à parcourir au regard des garanties inégales sur tout le territoire : des propositions vont dans les sens de statut commun, l’harmonisation des règles
sur le regroupement familial et mineur non accompagné, la protection plus élevée et plus équitable des réfugiés, la solidarité entre les états membres, aide aux états membres pour tenir leurs
engagements, fonds européens communs…
Depuis l’ouverture du CADA à Angers le 1er décembre 2001, puis l’extension à Saumur en 2004, 383 personnes ont été accompagnées.
140 personnes sont actuellement prises en charge par le centre Angers-Saumur (50 à Saumur et 90 à Angers)
Sur ces 383 personnes:
- 212 ont obtenu le statut de réfugié ;
- 27 la protection subsidiaire ;
- 92 ont été déboutés du droit d'asile.
A l’occasion de cette journée mondiale du réfugié, à la demande de l’Agence des Nations Unies pour les
Réfugiés, nous pensons aux millions de réfugiés. L’asile constitue un devoir pour nos sociétés, non pas seulement par héritage de ce que nos aînés et ceux avant eux, ont construits ; mais au
nom de l’humanisme.
La France : République fondée sur des valeurs de « liberté, égalité, fraternité »... La fraternité, c’est cette main que « France Terre d’Asile » tend à ceux qui en ont
le plus besoin. C’est cette nécessité, cette réalité, cet engagement, que je salue.